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Remise de la distinction « Henri-Gustave-Joly-de-Lotbinière » de l’OIFQ: Remerciement de Jean-Paul Gendron

La « Distinction Henri-Gustave-Joly-de-Lotbinière » est remise à une personne extérieure à la profession dont les actions auront fait progresser la cause forestière et contribué à l’avancement et au rayonnement de la profession.

Cette année, l’Ordre a choisi de remettre la « Distinction Henri-Gustave-Joly-de-Lotbinière » à monsieur Jean-Paul Gendron.

Monsieur le Président de l’Ordre des ingénieurs forestiers
Distingués invités
Mesdames et messieurs ingénieurs forestiers et forestières

D’abord MERCI à l’OIFQ pour cette distinction.

J’avoue ma surprise totale à l’appel du Président de l’Ordre m’annonçant cette nouvelle. Dans mon quotidien forestier, c’est bien la dernière chose à laquelle j’aurais pensé.

Mais bon! Puisque vous me faites cet honneur, j’irai donc d’une opinion ou deux sur une de mes passions: la forêt et la foresterie québécoises. Une foresterie qui depuis une bonne quarantaine d’années est sortie d’un certain folklore, un folklore qui n’a pas toujours été porteur d’une valorisation des métiers de la forêt.

Mais ces années-ci, les technologies et de nouveaux modes d’aménagement forestier amènent des hommes et de plus en plus de femmes à prendre fait et cause pour la forêt québécoise et en faire une carrière autant pour réussir dans la vie que pour réussir leur vie. Et notre forêt, la privée comme la publique, prend du mieux. Mon souhait c’est qu’elle soit placée par les décideurs politiques dans les enjeux premiers de l’économie québécoise.

Cette forêt,

elle nous abrite (bois d’oeuvre),
elle agrémente nos extérieurs et nos intérieurs (bois d’apparence),
elle nous meuble,
elle contribue à nous informer, à nous instruire, à diffuser la connaissance (le
papier),
à nous habiller (la rayonne),
à nous chauffer,
elle supporte une large part de l’industrie touristique et de la villégiature,
elle nous nourrit,
elle nous soigne et entretient notre santé,
elle inspire artistes peintres, musiciens, écrivains et poètes,
elle est indissociable de la qualité de nos réseaux hydrographiques.

Bref, de la forêt à l’arbre, de la matière ligneuse à la molécule en passant par les conversions chimiques et biologiques, il y a d’infinies possibilités de trouvailles et de développement. Et, j’ajoute, cette forêt contribue à notre confort ou réconfort psychologiques; et, comme je dis souvent, elle est un espace de questionnements et de ressourcements spirituels et philosophiques.

Aux 18e et 19e siècles, avec les coureurs des bois et la récolte des bois, la forêt a mis au monde le Québec économique et a permis la diversification industrielle du 20e siècle. À l’heure des enjeux climatiques et écologiques, de la multiplication des technologies et des savoirs, bref dans un monde aussi incertain que riche de potentiels et d’opportunités, nous devons renouer avec cette ressource première et omniprésente et, pourquoi pas, en faire la RESSOURCE NATURELLE EMBLÉMATIQUE du Québec.

Assez d’édito!

Je tiens à remercier très sincèrement Amélie Normand, DG AFSQ, et Lise Beauséjour, DG AMFE, pour cette heureuse initiative qui nous réunit devant vous aujourd’hui.

Merci aussi à Marie-Josée Martel au PPMV, Normand Bérubé à la VO et Mario Dionne aux projets spéciaux, des ingénieurs forestiers de l’Agence Estrie, des ingénieurs forestiers à la compétence exemplaire qui m’encadrent et contribuent à peaufiner mes connaissances et mes propos en foresterie.

Merci enfin à mes amis du Groupe Mobilisation des bois de l’Estrie, des forestiers finalement attachants avec lesquels je partage une vision commune de la forêt et de la foresterie estriennes. Mon bon souvenir de l’Ordre en est renforcé.

Alors, souhaitons-nous une bonne, fructueuse et innovante foresterie… durable.

Jean-Paul Gendron