Mise en marché collective

Le Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec vous souhaite la bienvenue!

Le 10 novembre prochain, les délégués élus par les propriétaires forestiers du Sud du Québec devront se prononcer sur un projet règlementaire visant à instaurer, par le biais d’une agence de vente, la mise en marché collective du bois de sciage de sapin-épinette sur le territoire. Ce site Web dédié contient toutes les informations nécessaires pour mieux comprendre ce projet déterminant pour l’avenir de la filière forestière de notre région. Bonne navigation!

La mise en marché collective, c’est quoi?

La Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche permet aux producteurs de se regrouper pour négocier collectivement les conditions de mise en marché de leurs produits – dans le cas présent, le bois de sciage de sapin-épinette. La mise en marché collective vise un équilibre dans les rapports commerciaux entre les producteurs et les autres intervenants. Cela peut impliquer la négociation des conditions de vente, des caractéristiques du produit ou bien des conditions de transport. Elle permet une négociation d’égal à égal entre les producteurs, les acheteurs et les transporteurs. Dans la mise en marché collective, les producteurs forment un groupe et deviennent ainsi un seul interlocuteur dans les négociations avec les acheteurs et les transporteurs.

Pourquoi est-elle nécessaire dans le Sud du Québec?

Depuis que l’actuel système de mise en marché a été mis en place, le marché a subi des transformations majeures. À l’époque, des dizaines de scieries entraient en concurrence pour obtenir notre bois de sciage de sapin-épinette, ce qui garantissait une certaine équité dans les prix perçus par les propriétaires forestiers. Or, la consolidation de l’industrie forestière a façonné un tout nouveau marché dans notre région, dans lequel à peine cinq scieries se partagent désormais près de 90 % du volume de bois de sciage de sapin-épinette mis en marché. Cette concentration confère aux quelques acheteurs de bois un rapport de force démesuré. Pour preuve, alors que le prix du bois d’œuvre vendu en quincaillerie a presque doublé depuis 10 ans et atteint de nouveaux sommets en raison de la pandémie, le prix offert par les industriels aux propriétaires forestiers, lui, est essentiellement demeuré le même, une fois l’inflation prise en compte. La mise en marché collective permettrait de rééquilibrer le rapport de force dans la filière forestière, et de s’assurer d’un système qui soit ordonné et efficace, mais également équitable pour tous.