Une porte de salut maintenue pour l’industrie du bois d’oeuvre

L’industrie forestière se réjouit du maintien d’un mécanisme de résolution de conflits dans la nouvelle entente commerciale entre le Canada et les États-Unis.

Un texte de Francis Bouchard

Les négociateurs canadiens ont réussi à conserver l’article 19 de l’ancien Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) pour le nouvel Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC).

Cet article prévoit la mise en place de comités indépendants pour régler des différends commerciaux. Ils ont donné raison au Canada dans le passé dans le dossier du bois d’oeuvre.

Le Canada a toujours eu gain de cause dans le conflit sur le bois d’oeuvre. À notre point de vue, il était essentiel que le Canada puisse maintenir ce mécanisme-là.

Karl Blackburn, Produits forestiers Résolu

Produits forestiers Résolu exploite des scieries à Thunder Bay, Atikokan et Ignace dans le Nord de l’Ontario.

L’an dernier, les autorités américaines ont de nouveau imposé des droits compensatoires de près de 20% sur les exportations de bois d’oeuvre des scieries ontariennes.

Le Canada a, une nouvelle fois, recours à un panel de l’ALENA pour contrer ces mesures jugées injustifiées.

Nous sommes content de voir la conservation du chapitre 19. Ça nous offre un mécanisme de règlement des conflits et le Canada est en pleine défense en lien avec les tarifs américains.

Christine Leduc, Eacom Timber Corporation

L’usine Eacom, à Elk Lake.

L’entreprise Eacom Timber exploite cinq scieries dans le Nord de l’Ontario, soit à Timmins, Ear Falls, Elk Lake, Gogama et Nairn Centre. Photo : Radio-Canada/Frédéric Projean

Le règlement de ce nouveau conflit sur le bois d’oeuvre entre le Canada et les États-Unis pourrait prendre plusieurs années.

L’an dernier, le gouvernement fédéral avait annoncé un plan d’aide à l’industrie du bois d’oeuvre pour l’aider à faire face aux droits compensatoires durant le litige.

Environ 50 % de la production de bois d’oeuvre canadienne est exportée aux États-Unis, souligne Mme Leduc.